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Ma fin de grossesse entre les murs de l'hôpital (part 3), Le déclenchement

Le 23 octobre 2014, 11:44 dans Maternité 0

 

Le docteur m'a annoncé sa décision finale, on me déclenche dans l'après midi. La sage-femme m'explique les différentes étapes mais je ne suis pas en état de l'écouter, donc je dis un "d'accord" à chaque fin de phrase pour ne pas paraître désagréable.

 

Je suis choquée, perdue dans mes pensées, tout au long de ma grossesse je n'avais pas peur de l'accouchement, des contractions ni même de la césarienne (il fallait que mon bébé sorte d'une manière ou d'une autre), et le déclenchement pour tout vous avouer je n'y avait même pas penser. Je ne me sentais pas concernée car ma grossesse se déroulé bien jusqu'à présent, j'ai même du être alité 1 moi car mon ptit lou était pressé de sortir. Comme quoi nous sommes à l'abris de rien.

 

Mon homme avait prévu de venir un peu plus tard car ça fait 4 jours qu'on nous dit la même chose "on attend, on ne sais pas pas", il en a profité pour se reposer.

Donc je me suis retrouvé seule, les larmes aux yeux. Je ne voulais pas êtres déclenché (surtout que mes efforts commencés à payer), je veux qu'on laisse mon bébé tranquille dans sa petite bulle. Il est bien au chaud, il n'est pas prêt à sortir et moi non plus d'ailleurs.

 

Lorsque le travail se met en route naturellement c'est que bébé ne se sent plus à l'aise à l’intérieur, alors il veut sortir. Mon bébé n'aura pas cette chance par ma faute, il veut rester en moi car il est bien avec moi, il ne veut pas qu'on le dérange, je me sens coupable de lui faire subir cela.

 

Vers 10h je décide d'appeler mon homme (il fallait attendre que je me ressaisisse), pour lui annoncer la nouvelle. Il est heureux mais je sens du stress dans sa voix. Il faut qu'il prenne la valise de bébé, ainsi que son petit sac pour la naissance. Ça fait bizarre de commencer aux besoins de notre bébé alors qu'il n’est toujours pas la, une sensation de joie m'envahi, je voyais le point positif de la situation, mon bébé sera bientôt parmi nous.

 

Le temps que mon homme arrive, je suis partagé entre plusieurs émotions, la tristesse pour commencer car j'ai peur qu'on fasse du mal à mon ptit lou en le dérangeant dans sa bulle bien chaude, mais aussi de finir ma grossesse de cette manière. Car pour le coup tout est contrôler il n'y a pas de place pour l'improvisation, moi qui souhaitais avoir mes contractions à la maison en pleine nuit et vite prévenir mon homme que c'est le jour J, ça sera pour une autre fois (regardons le coté positif, la voiture n'a pas subit la perte des eaux).

Mais avec le déclenchement le coté médical prend le déçu, je ne voulais pas un accouchement 100% naturel (juste la péri aurait suffit) mais encore moins un accouchcement 100% médicalisé.

 

Mais je ressens aussi de l'angoisse, de la peur, de la joie, de la déception, de l’impatience.

On à beau être entouré par l'équipe médicale mais on se sent très seule.

 

14h mon homme arrive heureux mais en même temps un peu stresser car il ne sait pas comment vont se dérouler les événements et pour le coup je ne peut pas lui expliquer car je n'ai pas écouté.

 

15h on nous amène en salle de travail, une toute petite pièce qui ressemble plus à un e salle d'observation que de travail. On me place le monitoring (encore lui) et on vérifie mon col. Ouvert à 1 doigt (mes efforts on payé), donc on décide de me placer un tampon qui n'est pas du tout agréable, il procure une sensation de gène et on nous annonce qu'il faut attendre 3 heures pour voir comment le col réagi.

Les minutes défiles, pas de contractions, pas de douleur sauf au niveau des hanches car j'ai besoin de changer de position. Mon homme à les yeux fixés sur la courbe du monito, il analyse l'état de son bébé et une éventuelle contraction.

 

3h plus tard on m'annonce que je peux remonter dans la chambre car le travail n'a pas encore commencé. Je me lève tant bien que mal, et tout d'un coup une grosse douleur au niveau du bas ventre. Ça ressemblait à des règles très douloureuses, je suis même obligé de marché penché en avant tellement que ça me gène.

 

Nous arrivons dans la chambre tant bien que mal (il y a eu plusieurs pauses), je tourne en rond je veux que les choses avancent vite donc je décide d'aller me promener avec mon homme à l’extérieur de l'hôpital. Cette fois-ci on prend l’ascenseur et on se promène jusqu’à ce que je ne puisse plus avancer (quand j'ai un but en tête je fais tout pour y parvenir).

 

De retour dans la chambre pour tout dire je suis HS donc je prend une douche bien chaude qui soulage ma douleur. La sage femme me fait un dernier monito pour voir les contractions (il y en a eu 2), donc elle nous annonce clairement que ca ne sera pas pour cette nuit.

Je suis très fatigué et décide de me coucher tôt, mon homme ne veut pas partir car il veut me soutenir et rester prêt de moi pour m'aider a supporter la douleur. Mais il a besoin de dormir et d'être en forme si jamais j'accoucherai le lendemain donc je l'oblige à rentrer a la maison. Il fini part partir à minuit.

 

Des qu'il part je me sens mal (sa présence m'apaisait bien en fait), j'essaye de m'endormir mais en vain, j'ai froid donc je ferme la fenêtre et je m’emmitoufle dans la couverture (nous sommes en plein été).

 

Et d'un coup vers 1h du matin, je sens un liquide chaud couler, et je réalise que je viens de rompre la poche des eaux...

Ma fin de grossesse entre les murs de l'hôpital (part 2)

Le 21 octobre 2014, 21:26 dans Maternité 2

La nuit a était dur le bébé de la chambre d'a coté n'a pas arrêté de pleurer, je me sentais mal, comme si je n'étais pas à ma place, mon fils est encore en moi, alors que je suis dans une chambre "suite de couche". Autour de nous il y avait pleins de bébé et nous seul, comme abandonné dans cette chambre qui ne nous correspondait pas.

Je me sens en communion avec mon bébé (normal il est en moi), comme si on se serrait les coudes pour être plus fort.

Jour 1 // J-25

 

6h du matin voila l'infirmière qui vient me faire la prise de sang (pile à l'heure). La matinée passe doucement, entre petit dèj, monito, changement de chambre, oui me voila dans une toute nouvelle chambre, encore plus grande d'ailleurs dans le quartier "suivi de grossesse". Nous voici plus à notre place, dans le quartier des futures mamans, avec un ventre bien rond ou non.

Le médecin passe et verdict "on vous garde en observation, mais nous ne savons pas pour combien de temps c'est en fonction de votre taux de protéinurie"

La tristesse m'envahie, je veux rentrer chez moi, je veux retrouver mes habitudes, profiter de mon homme et vivre ma fin de grossesse tranquillement et non enfermé entre 4 murs.

Mon homme avait tout prévu, il avait fait passer des affaires à un membre de ma famille, qui les a déposé à ma maman pour qu'elle puisse venir me les emmener. Je tiens à précisé qu'il ne manquait rien, il y avait tout ce dont j'avais besoin. Mon homme a été merveilleux, il m'a beaucoup soutenu et a été au petit soin, alors qu'il travaillait en même temps et devait s'occuper de la maison.

Ma maman arrive avec le précieux colis qui m'a permis de prendre une douche (le grand bonheur)! Car la veille je suis arrivé seulement avec mon dossier de grossesse (et oui je pensais rentrer chez moi et préparer mon super repas) donc pas de quoi se doucher.

L'après midi passe entre sieste, monitoring et promenade dans l'hôpital. Quitte à être à l'hôpital autant essayer de faire avancer les choses en marchant beaucoup et surtout utiliser le plus souvent les escaliers (la maternité est au 4eme étage donc c'est parti).

Le soir je me couche des que mon homme rentre à la maison, je veux vite dormir avant que les mauvais esprits m’envahissent et m’empêche de dormir.

 

Jour 2 // J-24

 

La nuit a été bonne, je me lève à 6h pour prendre ma douche, ranger et aérer la chambre (oui je suis un peu maniaque, j'aime que tout soit en ordre pour bien démarrer ma journée).

7h monito, 8h petit dèj, et 9h visite du médecin "votre taux à augmenté on ne vous laisse pas sortir, si jamais il ne diminue pas dans les jours qui viennent on devra déclenché l'accouchement pour votre santé"

Je déprime encore plus, je ne veux pas être déclenché, je veux que le travail démarre tout seul chez moi en pleine nuit, que je sois obligé de réveiller mon homme pour vite aller à la maternité. Mais je commence à oublier cette idée et me fixe un objectif "faire bouger mon col".

La sage-femme me prescrit un rdv avec un acupuncteur, de l'homéopathie qui aide le col à se ramollir (ce n'est pas automatique on parle d'homéopathie) et m'incite à marcher, monter les escaliers,...;

Le soir grosse déprime je ne comprend pas pourquoi je suis encore la, pourquoi ma santé est en jeu donc mon homme et moi demandons à la sage-femme des explications. Cette dernière a été superbe, car elle nous a informé que je faisais une pré-éclampsie (sans utiliser le terme pour ne pas que je panique). Donc c'était plus sure qu'on me garde en observation, car ça commençais à affaiblir mes reins. On ne me déclenchait pas encore car le médecin veut que le travail arrive naturellement tant que mon état n'était pas en danger. Je me sens coupable vis à vis de mon bébé, mon homme. Je ne veux pas leurs faire du mal même si à l'heure qu'il est c'est mon corps qui subit. Je m'endors facilement car je sais ce qu'il se passe et je ne veux pas me stresser pour que mon bébé reste zen dans sa bulle.

 

Jour 3 // J-23

 

Une nouvelle journée qui commence, je me sens mieux malgré l'enfermement, une chose est sur c'est que j'ai pris mes marques. Chaque chose est à sa place, et après avoir fait les soins du matin (prise de sang, monito) me voila en train de nettoyer ma chambre à la lingette.

Le médecin arrive, "on vous garde encore, mais continuer à marcher, à prendre l'homéopathie et les séances d’acupuncture". Je ne suis plus réceptive à ses visites j'ai mon objectif en tête.

J'effectue ma 1ere séance d'acupuncture (je crains les aiguilles, je suis angoisser mais c'est pour aider mon col à se ramollir donc on y va).

Verdict je suis détendu, j'ai commencé la séance en position assise, le volet grand ouvert et la tété allumé. 30 minutes plus tard me voila allongé, volet fermé et télé éteinte. Je n'ai qu'une envie dormir, mais je sors de la chambre pour faire l'une de mes 3 ballades quotidienne. Je ne veux pas être déclenché, mais je veux que mon bébé arrive vite maintenant.

Le soir je suis fatigué et sereine malgré une tension à 14 (l'équipe de France a perdu la coupe du monde football). Mon homme est paniqué il se fait beaucoup de soucis pour moi, alors que je m'endors tranquillement. Je ne veux pas me stresser et faire encore plus de mal à mon bébé.

 

Jour 4 // J-22

 

Je me sens mal, j'ai mal au reins, la sage-femme m'annonce que c'est bon signe, et que mes efforts on payé. Je dois continuer à faire mes 3 ballades quotidiennes et d'ici quelques jours j'aurai surement mon bébé dans mes bras.

Yes!!! je suis fière de moi, je reprend même rdv pour une nouvelle séance d’acupuncture et me languis de retourner me promener, j'envisage même de passer à 4 ballades (C'est peu, mais enceinte jusqu'aux yeux il faut les monter les escaliers!!!) j'avoue je fais toujours une petite sieste après.

Le médecin arrive. Ce n'est pas la même, il s'agit du médecin de garde car nous somme samedi. Je m'attend au même discourt donc ne suis pas parti pour l'écouter sauf qu'elle me dit:

 

                                               On vous déclenche dans l'après-midi!

Ma fin de grossesse entre les murs de l'hôpital (part 1)

Le 21 octobre 2014, 15:18 dans Maternité 0

Ma fin de grossesse ne s'est pas déroulé comme je l'espérais d'ailleurs ni mon accouchement mais ça c'est pour plus tard.

En effet, je pensais finir de préparer tranquillement la chambre de mon petit bout, faire de longues balades pour aider le col à s'ouvrir, profiter avec mon homme et de nos derniers instants à deux et bien sur me préparer psychologiquement aux événements futurs. Car on a beau avoir 9 mois pour se préparer, cela ne m'a pas suffit, pourtant nous l'attendions depuis des années, je vous garantie que la grossesse vous change physiquement et psychologiquement.

Vous vous remettez constamment en question pour un rien "est ce que je vais réussir à m'en occuper, le rendre heureux?" et oui on désire notre enfant plus que tout mais quand le jour J approche on n'est plus sur de rien. Mais pour mettre toutes les chances de notre coté, il faut avancer, se préparer petit à petit pour évacuer ce stress qui nous empoisonne.

C'est ce que j'ai décidé de faire ce mardi 1 juillet. J -26

Il faisait chaud, mais j'avais pour but de me préparer pour l’accouchement qui arrivait à grand pas. Donc dès le matin j'ai emmenais mon pot d'urine au laboratoire (oui la grossesse est très glam, on oublie de le signaler dans les magazines), puis en route chez l'esthéticienne (pas top des poils pour accouché, il faut penser aux sage-femme), puis aux magasins pour finir les achats de vêtements et retour à la maison ou je boucle la valise de bébé (la mienne c'est pour plus tard pas besoin de se précipiter autant).

Ensuite pour aider le futur papa lors de mon séjour à la maternité (oui on pense à eux mais à notre manière) je lui fait un tableau pour la machine à laver. Oui c'est bien pour l'aider, il sera fatigué des allés-retours donc quand il voudra mettre les vêtements à laver il aura juste à regarder le tableau sans avoir à réfléchir.

Pourtant il sais déjà le faire mais nous les femmes on aime bien se rassurer (toujours à notre manière).

Pendant que je réalise ce sublime tableau (oui je suis fière de moi), il est 17h et je commence à penser à mon repas du soir, intéressant vous direz, mais il va avoir une grande importance pour moi dans la soirée, car oui enceinte on ne pense qu'à manger.

Mais je reçois aussi un appel du laboratoire qui m'annonce que je dois aller en urgence à l'hôpital pour effectuer une visite de contrôle car ma protéinurie (protéine dans les urines) est trop élevée.

Pas de panique, je pars pour la mater tranquillement, j'appel mon homme qui est à environ 1H30 de la de me rejoindre la bas.

Arrivez sur les lieux, un sage-femme m'attendais déjà, elle me fait passer au toilette (encore un pipi dans le pot) , vous vous souvenez des moments glam de la grossesse, car je ne sais pas vous mais je suis nulle pour ça, le pot est tout petit (surement un homme qui a inventé ça) et on s'en met de partout. Ce qui est bien à l'hôpital c'est qu'il y a toujours du savon et en plus de désinfectant (la grande classe). Bon cette étape terminé, je passe en salle d’examen pour un contrôle technique complet. Tout y passe et en prime il faut répondre à un questionnaire très technique. Après avoir été enceinte on peut faire médecine.

Le contrôle technique étant OK enfin je suppose je passe en salle d'observation ou on m’installe le monitoring (lui aussi on connait tout de lui!!!) et je dois patienter 1h. Bon il est 19h30/20H c'est encore bon pour pouvoir préparer mon repas en rentrant (tagliatelle à la tomate provençale). Je ne pense qu'a ça jusqu’à ce que mon homme arrive.

Il est un peu angoissé mais aussi fatigué car la journée commence à être longue pour lui.

On attend, attend, enfin une nouvelle sage femme arrive (oui après 20H c'est une nouvelle équipe) et nous explique pourquoi on est la.

Donc comme je l'ai dis mon taux de protéinurie est trop élevé mais pas non plus catastrophique, donc on attend la décision du médecin pour savoir si on me garde pour la nuit ou non.

Je ne suis pas du tout angoissé, je me vois déjà rentrer à la maison et préparer mon super repas, d'ailleurs je donne très vite faim à mon homme car fatalement je n'arrête pas de lui en parler.

22h on me libère du monitoring, super je vais rentrer chez moi!!!! Non non mademoiselle, on libère la place si jamais une autre future maman arriverait (la joie), et on nous installe dans une petite pièce qui donne sur l'entrée des urgences mater.

On se croirait dans un moulin, entre les femmes enceinte qui arrivent pour accoucher (qu'elle chance), celles qui ont des contractions trop précoces, et celles qui sont malades je peux vous dire qu'on n'a pas eu le temps de s'ennuyer (comme au cinéma, il manquait juste les popcorn, ou mon super repas!!!)

23h un infirmier arrive pour me mettre le petit bracelet qui indique qu'on est patient à l'hôpital. "Ce n'est pas définitif mais si jamais vous restez vous l'aurez" me dit il. Bon ok je vais peut être pouvoir rentrer chez moi, j'y crois je ne peu pas rester la.

23h30 la décision est prise on me garde en observation. Non, je veux rentrer chez moi, préparer mon repas (car autant dire je suis morte de faim), je veux dormir dans mon lit avec mon homme. L'angoisse, la déception et la tristesse m'envahissent, je me sens mal, je me sens seule.

On nous emmène à la chambre dans le quartier "suite de couches", car plus de place en suivis de grossesse. Mon homme ne pouvant pas rester pour cause le travail (je suis juste en observation, il sera mieux au travail que mal installé dans une chambre d'hôpital), donc je me retrouve toute seule, dans cette grande chambre et ce petit berceau vide. Heureusement que mon fils bouge beaucoup dans mon ventre, il m'aide à me sentir mieux. Si nous sommes la c'est juste pour un contrôle pour être sur que tout va bien.

On m'apporte un repas (ce n'est pas mon super repas mais je mange quand même) et on m'explique les procédures du lendemain (ou plutôt de tout à l'heure), donc 6h prise de sang (piqué aussi tôt c'est dur ça), 7h petit dèj et 8h monitoring.

Il est 00H30 je tente de m'endormir tant bien que mal car je me languis qu'une chose c'est rentré chez moi. Je pense à mon fils, mon gros ventre bien rond me fait me sentir moins seule. Nous sommes tous les deux, mais il nous manque le papa.

Il nous reste encore 10h d'attente avant la décision du médecin.

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